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Entre compositions plus traditionnelles que nature et chansons
collectées autour de nappes en toile cirées, Lors et Soïg
nous offrent une version très "kreizBreizh" de la
femme du boulanger, dans laquelle on découvre la subtilité
de la polyphonie bretonne (chœur des vierges composé de Loeiz
Guillamot et Yvon Etienne notamment). |
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Paroles traditionnelles ou signées de la plume de Lors
Jouin, idem pour les mélodies, il s'agit d'un travail de (re)création.
Le ton est humoristique et peut donner dans le genre coquin, à
la manière des rimodelloù paysannes qui perdent toute leur
saveur sitôt traduites en français. Lors Jouin, en fin connaisseur,
en a remarquablement saisi l'esprit comme le fit en son temps Prosper
Proux. Les instruments révèlent un Soïg Sibéril
toujours aussi inspiré et brillant.
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L'ensemble alterne entre sombres histoires et notes beaucoup
plus enjouées. Pour l'écriture des textes en breton Laurent
Jouin a été aidé par Humphrey Lloyd Humphrey's. Les
deux hommes se sont entendus sur des "choix orthographiques
à même de réunir toutes les formes de breton, du langage
de terrain au néo breton littéraire."
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On est d'emblée emporté par le jeu de la guitare,
la chaleur de la voix, la langue bretonne gouleyante que pratique le chanteur.
Beaucoup d'humour et de sensibilitése dégagent de bout en
bout du disque de nos deux compères, fidèles en cela à
la musique qu'ils pratiquent sur scène.
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